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Page 3 sur 3 [Désespéré de ne rien lire de croustillant en ce dimanche sinistre, je poursuivais ainsi :]
A tous, à toutes, aux autres,
Continuant l'élaboration d'un musée imaginaire et hautement subjectif des sentences pompeuses, insultes, anathèmes, et autres pamphlets si typiques du rock, voici une courte livraison tirée de MARQUIS DE SADE :
Dans "Final fog" (Rue de Siam, 1981) : "Rejoins les chiens dans le brouillard définitif !"
Et aussi, toujours du divin Marquis, cette phrase qui me paraît d'une actualité brûlante :
Dans "Conrad Veidt" (Dantzig Twist, 1979) : "L'Europe désire l'euthanasie !"
J'attends toujours vos copies. Si vous ne trouvez rien, changez donc de disquaire, ou brûlez vos idoles...
[Finalement pris à mon propre jeu, je rajoutais :]
A tous, à toutes, aux autres,
Vous espériez en être débarrassé ? Raté ! Car c'est le retour du Contempteur ! Exhumant de mes bacs à vinyls usagés de sombres éructations, je continuerai à meubler ce NG d'invectives jusqu'à ce que vous m'introduisiez dans votre kill-file préféré. Ou que je me lasse d'une aussi vaine occupation...
Voici donc de bien belles invectives qui permettront de compléter mon musée imaginaire et éphémère de la sub-culture rock'n'rollienne. Here we go ?
Trouvé dans "Wash it all off" de FOETUS (You've got a foetus on your breath, 1983) :
"Why kill time when you can kill yourself ?" En effet...
Plus récemment, trouvé ce pamphlet anti-rockers-plagieurs écrit par ces allumés de PRIMUS :
Dans "Year of the parrot" (PRIMUS, Tales from the puchbowl, 1995) :
"In the year of our lord
Call it 1994
A fine vintage of mimicry
There are those that take their sound
Frome someone else's toil
Liking to parrots you see
I've seen the likes of Kate Bush
And Van Morrison
Teaching the parrots to sing
Take a Zeppelin riff
And you alter it a bit
You make lots of money
It's called plagiarism
You want some of that cheese
Just take a big ol' bite
Careful not to choke on it please
Now here we go
It's called plagiarism"
Où quand le rock se critique lui-même en faisant référence à ses propres pratiques clichetonnantes mais rémunératrices. Merci à PRIMUS de ne ressembler qu'à PRIMUS (encore que je soupçonne chez eux un second degré assez pervers puisqu'ils puisent explicitement leur inspiration chez les Residents et Zappa). Le comble de la mise en abyme !
Donc le pamphlet-rock ne se confond pas toujours avec la simple insulte. A la prochaine pour de nouvelles aventures au sein de la trash culture.
One of us !
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