:: Drönésie Orientale ::

Communiqué Officiel

Contribution drönésienne à la définition de l'identité nationale française
Le ministère français de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement s'inspire de toute évidence des réflexions drönésiennes en matière de gestion du territoire et des esclaves... des barbares... des étrangers. Ce ministère a publié récemment un appel d'offres pour la création d'un nouveau logo et d'une nouvelle "signature". En parallèle, fluctuat.net organise un contre appel à logo.

http://www.fluctuat.net/blog/5533-Identite-nationale-cherche-identite-visuelle-le-concours

Plusieurs contributions sont déjà disponibles ici :

http://www.fluctuat.net/blog/tag-identite-nationale.html

La Présidictature de Drönésie Orientale peut s'enorgueillir de sa contribution à ce Grand Oeuvre :

 
Red Plastik Boots Version imprimable Suggérer par mail
Ayant avalé une plaquette d'acide, des "white rabbit" du meilleur cru, Fast Eddy ne maîtrisait plus tout à fait son équilibre. Guitariste prodige des "New Values", un groupe de hard-core sérieusement allumé, Fast Eddy était attendu sur scène par le reste du band depuis au moins 15 minutes. Coincé sur le périphérique aérien, la montée des acides avait commencé pour Eddy : les lasers de guidage des aéronefs qu'il croisait zébraient son cockpit, le palonnier lui semblait en caoutchouc tout comme ses jambes, et il n'était plus très sûr d'être à l'altitude réglementaire pour la vitesse de 300 noeuds/minute qu'il avait adoptée. Eddy se rendait bien compte qu'il aurait dû se contenter de ses quelques rails de Kox habituels, mais sa violente dispute avec LilaVert, sa compagne, l'avait rendu fou, et il avait replongé. L'enjeu du concert de ce soir était pourtant important : toute la critique musicale de Spin City serait là cette nuit pour juger de l'évolution du set. Leur nouvelle dégaine d'enfer, dessinée par Fonzi, le créateur le plus cher de la capitale, était inspirée de la période mythique des années 1980 gothiques : cuir moulant noir, chemises dandy, extensions dans les cheveux, crucifix, etc. Tout un attirail acheté au Rock'n'Roll Museum de Bernarobocop et qui, 200 ans après, ferait un effet rétro génial. C'était sûr, Stef Sonotone son producteur allait lui arracher les cheveux en découvrant ses pupilles éclatées...


Arrivé au dessus de l'aéropark, Eddy réussit tant bien que mal à stabiliser son aéronef entre les lumières violettes et oranges qui éclataient en de multiples bulles irrisées autour de lui. Empoignant sa digitocaster transparente, Eddy sauta dans l'élévator qui débouchait directement sur scène. Dans la glace, il eut le réflexe, dû à des années d'expérience acide, d'éviter de regarder ses yeux : bloquage assuré ! OK, sa dégaine millésimée 80's à 300 000 Kopex était au complet, pour autant qu'il pouvait en juger. Le band serait fier de lui : il se trouvait splendide, sexy, et destroy en même temps. La foule en délire hurlait déjà depuis 20 bonnes minutes. Le band avait commencé à jouer sans lui et les liquido-samples de "Red plastic boots" résonnaient à plus de 200 KW.

Eddy sauta sur scène, fit quelques pas, mais avant qu'il ne plaque les trois accords célébrissimes qui avaient fait le succès interplanétaire de "Red Plastik Boots", il entendit une clameur immense. Regardant dans le public, il n'apperçut alors que des faces hilares, agitées de rires hystériques. Baissant son regard, il constata alors avec horreur... qu'il était venu en pantoufles ! ses vieilles et immondes pantoufles en feutre gris qu'il avait oublié de remplacer par les platform-boots rouges qui donnaient leur titre au morceau !

 

Production et réalisation par drÖne & Le Lion Bleuflorophage
© 1999-2007 drone-zone.org - Sauf mention de licence spécifique, ce site & son contenu sont placés sous Licence Creative Commons by-nc-sa 2.0

original solarflare design by rhuk / lunarized by joomlashack :: admin ::